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LE VOGELSBERG est apparu, il y a 17 à 13 millions d’années, comme une région volcanique d’un diamètre d’une centaine de kilomètres. Il n’y avait pas de cratère central mais plutôt de longues fissures d’où s’échappait une lave pressée à la surface qui se répandait sur le socle de grès bigarré formant ainsi une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. Au milieu de cette roche basaltique se trouvent aussi des couches de tuf et d’argile. De surcroît, des cheminées basaltiques ont forcé le passage pour former les mamelons typiques de ce paysage.

Des rochers basaltiques au-dessus de Sichenhausen.
Ensuite, les érosions, principalement l’eau, ont donné petit à petit au Vogelsberg son aspect actuel. Elles ont raboté des couches basaltiques, façonnant ainsi des plateaux et des cuvettes, taillant de profondes vallées et y déposant des sédiments. Les roches dures ont été épargnées ; elles séparent les vallées et en plus émergent du sol en beaucoup d’endroits, ressemblant à d’étranges créatures que l’on admire souvent comme monuments naturels. En 1861, Theodor Bindewald décrit le Vogelsberg ainsi: « On peut comparer le Vogelsberg dans son isolement à une jeune villageoise fraîche et saine qui a conservé le type de son lieu d’origine et qui, comparée à la citadine fière, raffinée jusqu’au bout des ongles, vêtue de velours et de soie, sait cependant plaire aussi grâce à un regard plein de candeur, des joues resplendissantes et un air naturel, ingénu et malicieux. »
Bindewald poursuit en expliquant que beaucoup de voyageurs s’imaginant chercher le mont Vogelsberg, traversaient sans le savoir le Vogelsberg, ne s’attendant pas à trouver autant de collines et de sommets. « Le lecteur est prié de s’informer lui-même de la situation et de l’étendue de nos montagnes boisées en jetant un regard sur la carte. »

Basalte au Klöshorst au-dessus de Grebenhain.
En 1894, Otto Buchner dans son « guide du Vogelsberg », commande du Vogelsberg Höhen Club, a établi une liste des sommets, dont le choix est donné ici sans commentaire :






(Traduit de l’allemand par Thierry LEGRAS)
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